Conclusion

                  Selon les entomologistes, les abeilles seraient sur la Planète depuis au moins une centaine de millions d’années puisqu’une équipe de chercheurs de l’université de l’Oregon a annoncé l’an passé la découverte du plus vieux fossile d’abeille de l’espèce Melittosphex burmensis découvert dans de l’ambre en Birmanie datant du crétacé.

On peut penser que l’humanité a co-évolué avec les abeilles depuis quelques dizaines de milliers d’années et que l’apiculture a été pratiquée, sous une forme ou une autre, depuis dix mille ans.

Toutes les civilisations ont considéré l’abeille comme un animal sacré. Les Mayas, qui considéraient les abeilles comme une émanation de la lumière solaire, avaient même une divinité de l’abeille, Ah Muzen Cab. Que reste-t-il de cette vision de l’abeille dans l’apiculture moderne ? Il n’en reste rien. L’abeille est une esclave au service de l’agriculture militarisée. La reine est une esclave sexuelle inséminée dans des laboratoires aseptisés.

En l’espace d’à peine un siècle, la société moderne occidentale a presque réussi à éradiquer l’abeille à miel et le sort des abeilles sauvages ne vaut guère mieux. Quelle prouesse!

En fait, les agresseurs de l’abeille que nous venons de décrire ne sont pas des ennemis: ce ne sont que des agents de nettoyage chargés d’éliminer ce qui n’est pas conforme aux lois de la nature. Et pourquoi l’apiculture moderne n’est-elle pas conforme aux lois de la nature ? Parce que l’homme moderne a perdu tout sens du sacré. Il n’est obsédé que par la productivité. Il faut que cela crache, et en l’occurrence, du miel, de l’estomac de l’abeille. Et puis bien sûr de la force de pollinisation.

John Lennon aurait pu tout aussi bien chanter: “honeybee is the nigger of the food world!”   

Albert Einstein prévint l’humanité que “si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre, plus de pollinisation, plus d’herbe, plus d’animaux, plus d’hommes.”

Le seul ennemi véritable de l’abeille, son seul prédateur à l’échelle planétaire, c’est … l’homme moderne.

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